Ravi Prasad, Percussions

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Saison 2017 : Trans(e) Tambourins

    Son talent protéiforme et sa grande liberté artistique trouvent leur origine dans son enfance, passée au sein d’une famille de radjas dans le Kérala (Inde du Sud). Il s’installe en France en 1985 auréolé d’une solide réputation dans le chant carnatique (sacré), et s’intéresse très vite au jazz, à l’électro-acoustique et à la musique contemporaine ; intérêt boulimique qui se traduit par des collaborations avec l'équipe de Bernard Lubat à Uzeste, ou le guitariste flamenco Pedro Soler (plusieurs tournées en Allemagne, Espagne).

    Aimant le son sans discrimination, il collabore avec des artistes tel que DJ Goze (compilation Buddha Bar III) ou Talvin Singh (Festival de Saint Denis, Opéra de Londres, Théâtre des Champs Elysées).

    La distance qu’il a opéré par rapport à sa propre culture lui permet de se démarquer d’une tradition millénaire dans les toutes premières polyphonies indienne» jamais écrites, ainsi que dans la symphonie indienne Mythia, créée en 1996 au palais de l’Unescopuis à l’Olympia dans le cadre du 50e anniversaire des Nations Unies.

    Mais Ravi Prasad est avant tout un homme de spectacle. Il est partenaire de la chorégraphe Régine Chopinot sur trois créations avec le Ballet Atlantique (Festival de Hué au Vietnam, Festival d’Avignon, tournée en Inde) et s’intéresse à la tradition musicale et mythique de son pays dans Malbar Experience (en collaboration avec des musiciens réunionais) puis dans Ponguël, spectacle de théâtre musical dans lequel il est également acteur.

    En 2008, dans le cadre d’une coproduction Indo-Espagnole, il participe avec la danseuse contemporaine Mónica De la Fuente, à une création qui emprunte à la fois à la danse et au théâtre, basé sur le texte du Ramayana, œuvre magistrale et épique de l’Inde. Leur collaboration se poursuit, avec une création pour le festival Métis de St-Denis, Laya Chithra ou L’image de la mélodie, puis en 2010, Bhumi Devi hymne à la Terre-Mère, avec la Casa de India.

    Depuis 2012, leur collaboration se poursuit à travers différents projets : La voix du Corps, réinterprétation contemporaine de la musique et de la danse indienne à travers une recherche sur les connexions voix et corps, présentée au Circulo de Bellas Artes à Madrid, à l’Institut Cervantès à Delhi, au teatro LAVA à Valladolid et Mudras, mosaique de tableaux polyphoniques et gestuels (chœur de 20 personnes) structurés autour de leur duo.

    D’autres rencontres pour d’autres créations… avec Flamencarnatic en lien avec des musiciens, chanteurs et danseurs flamenco et danse contemporaine indienne (Valladolid –2005); avec Tambour Quartet dont Carlo Rizzo, Adel Shams el Din et Paul Mindy (sortie album en 2013) ; avec Kiko Ruiz, guitariste flamenco, avec lequel il crée Tandem, son neuvième album; avec le Z Quartet (musiciens de l’Orchestre National de France), invité d’honneur du Festival Métis de Saint-Denis en 2008, il fait l’ouverture et compose pour cet ensemble son dixième album, collection Radio France (sortie avril 2010).

    Adepte des duos depuis toujours, il partage avec bonheur la scène avec Philippe Gal (contrebassiste, steel drums), avec Dominique Regef (vielle à roue), avec le chanteur Jakes Aymonino, entre autres…

    Son solo Indian Song, mis en scène par Serge Fournet, s’appuie sur des images filmées pendant ses séjours en Inde et témoigne de son parcours atypique et contrasté entre Tradition et Création (2010).

    Autour d’un instrument inédit, le Bulbul Tarang, littéralement « chant du rossignol » il crée le spectacle Bulbul Tarang concept, en collaboration avec la Scène Nationale de Foix.

    Ses créations actuelles l’entraînent sur les chemins du chant sacré avec l’ensemble Scandicus, chœur d’hommes (35e Festival de l’Abbaye de Sylvanès en 2012).

    Ravi Prasad aime impliquer amateurs et professionnels dans des stages qui débouchent sur la présentation de spectacles comme Mythia, le spectacle pyrotechnique pour l'an 2000 à Nevers, le Festival Les Impulsives à Seynod et en 2012, Mudras. Il transmet depuis une vingtaine d’année, sa pédagogie de la voix, fruit de son expérience et de sa formation de chanteur traditionnel indien.
    L’importance qu’il donne à l’activité pédagogique et à la pratique vocale l’amène à ouvrir à l’automne 2008, l’Espace Ravi Prasad, lieu dédié à la voix.

    En 2012, Ravi Prasad mêle le son à l'image sous toutes ses formes dans une création originale, Résonances... musique sous influence poétique (musique, texte, photos, vidéos ) avec Philippe Gal (contrebasse, steeldrum), Marie Dillies (comédienne, vjing) et Jean-Luc Aribaud (Photos et vidéos ).

    Également en 2012, à Thrissur (Kérala, Inde du Sud), création pour le premier festival sous le parrainage de Foundation Coupleux-Lassalle et association Cumulus (Paris), du concert Somewhere else, rencontre inédite entre des musiciens indiens virtuoses et le Z Quartet composé et dirigé par Ravi Prasad.